La scolarité

Ayant fait un choix d’éducation bilingue, qui met l’accent sur l’importance de la langue des signes, outil de communication mais surtout langue par laquelle l’enfant va construire son identité, structurer sa pensée, se socialiser et acquérir des connaissances, les parents veulent que le système scolaire soit cohérent avec leur choix de vie.

Pour leur enfant sourd, comme pour tout enfant, la scolarité doit viser 3 objectifs :

– développement et épanouissement de la personnalité de l’enfant,
– acquisition des connaissances et de savoirs-faires
– apprentissage de la vie sociale et de la citoyenneté.

Pour favoriser la socialisation, les enfants doivent être regroupées en classes d’élèves sourds.

Pour permettre l’intégration dans la société majoritairement entendante, ces classes doivent être intégrées dans des établissements ordinaires et avoir le même fonctionnement que les autres classes.

Pour que les conditions normales d’apprentissage soient réunies (langue de communication « inconsciente », compréhension des messages et des explications, interaction), la langue d’enseignement doit être la langue des signes.

Comme l’enfant est encore en train de construire cette langue, la langue des signes doit aussi être une matière à part entière, dont l’enseignement est prévu dans l’emploi du temps, de la maternelle à la terminale.

Pour de nombreuses raisons, différentes suivant l’âge de l’enfant et suivant le niveau scolaire, il est évident qu’il est très préférable que les enseignants soient eux-mêmes sourds. Ils doivent être de vrais enseignants, formés et compétents dans la matière qu’ils enseignent et en pédagogie.

Ces principes sont ceux des classes LSF que les parents ont contribué à créer en 1985, qui ont été gérées par IRIS et maintenant reprises par l’Education Nationale et intégrées au dispositif scolaire ordinaire, en partenariat avec IRIS.

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